Dualité entre les véhicules semi-autonomes et autonomes

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Mieux comprendre les différences entre les véhicules semi-autonomes et autonomes. 

 

 ► Estimation des différences de prix

__La voiture semi-automatique est constituée de plusieurs outils qui permettent de la rendre  plus autonome. Ces outils sont divers et sont proposés par les constructeurs à des prix relativement variés. Dans l’exemple du Park Assist, les prix varient de 360€ chez PSA à 680€ pour Volkswagen. De même, l’Adaptive Cruise Control est  proposé à 690€ chez Skoda mais à 1300€ chez Audi. Bien que les prix varient selon les constructeurs, ils restent globalement dans le domaine du millier d’euros. Nous remarquerons que ces options sont souvent insérées dans des « packs sécurité », ce qui rend difficile d’en savoir le prix exact.

__A l’inverse, les voitures autonomes requièrent du matériel à la pointe de la technologie qui s’avère très coûteux. En effet, afin de fonctionner, elles nécessitent une batterie de capteurs (caméras, lasers, capteurs à ultrason, radars adaptatifs…) et d’ordinateurs embarqués. Mais surtout, elles nécessitent le LiDAR, appareil dont le prix s’élève au minimum à 65 000€. On estime donc que la voiture entièrement autonome devrait rester au stade expérimental pendant encore une dizaine d’années, le temps que les constructeurs arrivent à réduire le coût de tous ces équipements.

 

La place de ces deux technologies sur le marché automobile

__Les deux technologies possèdent des voitures capables de rouler sur les routes mais seule la voiture semi-automatisée est commercialisée. En effet, les estimations actuelles montrent que le prix d’une voiture autonome serait bien trop élevé et tout à fait inadapté au marché. En France, selon l’Argus, le prix moyen que les français sont prêts à dépenser pour une voiture neuve est de 23 000€ en 2013 alors qu’une voiture automatisée serait vendue environ 80 000€ (prix d’un prototype). Nous remarquons que la gamme de prix de ces voitures n’est pas du tout adaptée à un usage généralisé. De plus, avant d’envisager une possible commercialisation, il faudrait déjà régler les problèmes liés à la sécurité du véhicule et à la législation qui n’est pas adaptée.

__Nous pouvons imaginer que nous ne verrons pas de voiture entièrement autonome commercialisée avant au minimum une quinzaine d’années, le temps que les constructeurs trouvent des solutions pour miniaturiser et réduire le coût de tous ces capteurs et de régler les problèmes techniques qui y sont liés. Même si des constructeurs comme Nissan annoncent des voitures autonomes dès 2020, ces voitures ne seront pas entièrement autonomes. Elles auront seulement la possibilité de laisser la voiture se conduire toute seule dans des environnements relativement simples tels que les autoroutes. Nous pouvons nous attendre à une évolution avec des voitures de plus en plus autonomes, mais nous devrons encore de nombreuses années avant de voir les premières voitures entièrement autonomes.

 

Sites propres et voies protégées

__Cependant, il existe une troisième solution, qui est celle de mettre en place les véhicules autonomes sur des voies protégées ou des sites propres. Cette option implique deux possibilités : les voies guidées et les sites propres. Les voies guidées sont déjà connues. Beaucoup s’apparentent aux transports en commun tels que la ligne D à Lyon, qui est un métro conventionnel sans conducteur crée en 1992. On remarque que cette technologie est vieille et qu’on la retrouve dans beaucoup de grandes villes.

__Mais le transport sur voies guidées ne s’apparente pas uniquement aux transports en commun, on la retrouve aussi pour des transports individuels. Il n’existe que très peu de transports individuels, seulement deux fonctionnent à ce jour. Celui de l’aéroport Heathrow de Londres qui fonctionne avec des « pods » d’une capacité de 4 personnes et qui relie le terminal à des parkings de l’aéroport. Et celui de Masdar, la ville durable de l’émirat d’Abou Dhabi qui utilise le PRT que l’on a pu voir précédemment. Ce type de transport est extrêmement rare car il est très coûteux. On remarque que ces solutions, mis à part pour un usage en tant que  transport en commun, sont très limitées. Bien que l’automatisation et l’autonomie soient plus simples à mettre en place, les infrastructures sont bien trop onéreuses à construire et à entretenir. L’autre  solution envisagée concerne alors les sites propres, qui ne sont pas encore développés dans des lieux communs. Nous pouvons tout de même imaginer un avenir prochain où des véhicules autonomes pourraient évoluer librement dans une usine ou un parc d’attraction.